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Projet d’adduction en eau potable : Visite au Burkina Faso

19.11.2010

Publié le 19.11.2010 / Dans le cadre d’un projet d’adduction en eau potable et d’assainissement à Pabré au Burkina Faso, cofinancé par le Ministère des Affaires étrangères et la Ville de Luxembourg, Viviane Loschetter, Echevine de la Ville de Luxembourg et élue au Parlement luxembourgeois, s’est rendue du 31 octobre au 5 novembre au Burkina Faso accompagnée de Carlo Back, responsable des gestionnaires projet chez Pharmaciens Sans Frontières, et de Marc Crochet, Directeur des Opérations à la Croix-Rouge luxembourgeoise.

La délégation a eu l’occasion de rencontrer le Conseil municipal de Pabré et son Maire, M. Anatole Désiré Doamba, au cours d’une séance extraordinaire du Conseil.

Conformément à l’un des objectifs du millénaire de réduire de moitié d’ici 2015 le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base, la Croix-Rouge luxembourgeoise et Pharmaciens Sans Frontières (PSF) ont conçu et gère ensemble, à la demande de la Ville de Luxembourg, un vaste projet de construction de réseaux d’approvisionnement en eau destinés à la commune de Pabré au Burkina Faso. Mme Loschetter a parcouru 9 villages de la zone rurale de la commune de Pabré et a pu s’entretenir longuement avec les femmes sur leurs principales préoccupations et vérifier ainsi le bien fondé du projet.

 

Le projet

Pabré compte quelques 28 000 habitants répartis sur 21 villages. Pour l’instant, les villageois ne profitent que d’un accès très limité à l’eau par manque de points d’eau et d’une mauvaise répartition géographique. La durée d’attente pour obtenir 15 litres d’eau peut atteindre 5 à 6 heures, ce qui rend la corvée d’eau pour les femmes et les enfants longue et pénible.

La Croix-Rouge luxembourgeoise et PSF se sont fixés comme objectif de construire des points d’eau pour cette commune de manière à ce qu’il y ait un point d’eau pour 300 habitants à moins d’un kilomètre des habitations. Suite à la signature du contrat avec une entreprise burkinabé, les travaux d’exécution de forage devraient commencer début novembre.

Le projet prévoit aussi un volet d’assainissement de base qui vise la construction de latrines éloignées des nappes phréatiques pour éviter une pollution de l’eau, ainsi qu’un volet de sensibilisation de la population à une meilleure santé hydrique et à une meilleure hygiène.