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Présentation du rapport d'activité 2018 de la Croix-Rouge luxembourgeoise

Mënschen hëllefen : agir au profit des plus vulnérables

18.07.2018

La Croix-Rouge luxembourgeoise a dévoilé son rapport d’activité 2017. Au-delà du bilan de l’année passée, cette présentation a été l’occasion de revenir sur des événements marquants et de tracer des perspectives sur les actions en cours.

L’année 2017 a été riche en chantiers et réalisations stratégiques pour la Croix-Rouge luxembourgeoise. Son directeur général, Michel Simonis, souligne l’importance de son action : « Lorsque nous disons « Menschen hëllefen », nous signifions que nous agissons au Luxembourg et à l’étranger, pour les jeunes ou les seniors, les malades ou les personnes fragiles, contre la précarité sociale et sanitaire. En 2017, nous avons travaillé à répondre aux urgences, mais également à préparer 2018. Et certains résultats sont en train de se concrétiser. »

Dans le domaine de l’aide internationale, Marc Crochet, directeur général adjoint, a détaillé les actions les plus emblématiques de ces derniers mois : « Nous avons mobilisé un million d’euros de notre fonds d’urgence pour les populations menacées de famine en Afrique de l’Est. À partir du mois d’octobre 2017, l’Emergency Response Unit Benelux a été déployée au Bangladesh, avec des volontaires luxembourgeois, pour assurer la distribution de biens de première nécessité à plus de 200.000 réfugiés Rohingya ayant fui le Myanmar. » Actuellement, en plus de l’action de sensibilisation et de collecte de fonds au profit du CICR, la Croix-Rouge luxembourgeoise redouble ses efforts pour venir en aide aux nombreuses situations de crise en Afrique et tout particulièrement aux populations contraintes de fuir les violences armées dans la région du Lac Tchad (Niger, Cameroun, Tchad).

Dans le domaine de la Santé, l’accent a été mis sur l’ouverture récente du Centre de Réhabilitation Château de Colpach. Il héberge le Service National de Réhabilitation Post-Oncologique et le Service National de Réhabilitation Physique. Ils proposent au total 60 lits pour les patients qui nécessitent des soins permettant une récupération optimale des performances fonctionnelles et une amélioration de leur autonomie et de leur qualité de vie. Pour Michel Simonis, le Centre « accompagne les patients en leur apportant non seulement les soins dont ils ont besoin, mais également des conseils et un accompagnement sur comment reconquérir leur autonomie, une fois revenus chez eux. Les différents spécialistes coordonnent leurs efforts, et dialoguent avec les autres acteurs du système de santé du pays, pour que le parcours de soin devienne un parcours de santé. »

Le dernier point mis en exergue a été l’annonce de la nouvelle adresse de Hariko. Créé en 2016, ce projet contribue à l’épanouissement des jeunes de 12 à 26 ans, à travers l’art et la créativité. Vingt-deux artistes en résidence et neuf danseurs et musiciens offrent des workshops gratuits aux jeunes. La démolition prévue du bâtiment Sogel où il est hébergé impose un nouveau site. Ce dernier a été trouvé : une convention a été signée récemment avec la Ville d’Esch-sur-Alzette. Pour Gilles Dhamen (directeur des activités Solidarité), « Hariko est un vrai succès. C’est notamment dû au lieu où nous nous trouvons. Je remercie sincèrement les anciens et actuels propriétaires pour nous avoir accueillis depuis le début. C’est aussi un succès grâce aux artistes qui ont envie de s’épanouir et de transmettre, avec des jeunes qui s’y impliquent et qui s’y développent. Le déménagement vers Esch se fera en deux étapes. Nous aurons dès le mois de septembre une première adresse, rue de l’Eglise, avant de rejoindre nos locaux définitifs au centre-ville, une fois les travaux d’aménagement effectués. Nous sommes très heureux de ce dénouement, qui permet d’apporter une perspective et une pérennité à la structure. Nous sommes également en discussion pour l’ouverture d’un Hariko à Ettelbruck au printemps 2019. »

Ces résultats sont possibles grâce à l’implication de nombreuses parties prenantes : Etat, communes, entreprises privées, bénévoles et collaborateurs de la Croix-Rouge. Michel Simonis a ainsi conclu en soulignant combien cette coopération est nécessaire pour « prévenir et alléger les souffrances humaines, protéger la vie, la santé et la dignité des personnes. »

Vous pouvez télécharger notre rapport en suivant ce lien.