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Les habitants d’Alep ont plus que jamais besoin d’aide

13.12.2016

Malgré la fin des combats à Alep-Est, les représentants du CICR sur place continuent d’aider les populations depuis le camp de Mahalej à Jibreen. « Des centaines de personnes continuent d’arriver chaque jour au camps alors que d’autres rentrent chez elles, dans des quartiers dévastés par les attaques », témoigne Pawel Kryzsiek, responsable du service communication du CICR en Syrie. « Ces personnes sont traumatisées et exténuées, beaucoup ont perdu des proches dans le chaos ambiant. Elles racontent comment elles se sont cachées pendant des jours sans voir le soleil, sans électricité, sans nourriture et eau, pour se protéger de la violence des combats. »

 

Les camps autour d’Alep sont surpeuplés et la situation y est parfois chaotique. En outre, l’hiver s’est installé et le carburant, duquel dépendent les hôpitaux, boulangeries et maisons, vient à manquer. 

Le CICR et son partenaire le Croissant-Rouge syrien distribuent de la nourriture à ces personnes déplacées et améliorent leurs conditions d’hébergement en garantissant leur intimité, en installant des latrines et des douches ainsi qu’en leur fournissant de l’eau potable. « Nous aidons aussi les familles à retrouver des proches et les unités médicales mobiles de notre partenaire syrien à la réhabilitation d’hôpitaux et à la distribution de médicaments », indique Pawel Kryzsiek. Les deux organisations sont les seules à soutenir les familles retournées vivre dans le quartier récemment libéré de Masaken Hanano. Elles recréent des services médicaux, distribuent de la nourriture et de l’aide d’urgence, réparent les canalisations d’eau potable. « Nous réparons les stations de pompage principales afin de rétablir l’approvisionnement en eau d’Alep-Est et d’améliorer la capacité d’approvisionnement en eau des quartiers ouest dans le but de couvrir l’ensemble de la ville », note le responsable de la communication du CICR. 

 

Les lacunes des équipements médicaux préoccupent également particulièrement le CICR, notamment dans la partie est d’Alep où les combats ont sévis le plus longtemps. « Seules deux structures fonctionnent encore partiellement. La situation est absolument catastrophique. Il reste très peu de personnel soignant, de médicaments, de carburant pour faire fonctionner les générateurs ou d’équipements médicaux », note Pawel Kryzsiek. « Nous en appelons à tous les belligérants de faire preuve de retenue et de prendre des précautions pour garantir la protection des civils blessés ou malades. »

 

Le CICR a encore besoin de votre soutien pour aider les populations touchées à Alep. Vous pouvez le soutenir en participant à notre campagne en sa faveur : 

http://www.croix-rouge.lu/blog/17227/grace-au-cicr-soutenez-les-victimes-des-conflits-armes/