2755
nepaloneyearafter_web

Un an après le tremblement de terre au Népal, la Croix-Rouge fait un bilan intermédiaire

25.04.2016

Un an après qu’un tremblement de terre de magnitude 7,8 ait frappé le Népal, un nombre estimé de 4 millions de Népalais vivent toujours dans des conditions précaires. L’habitat reste la préoccupation majeure au niveau de l’aide humanitaire dans ce pays où plus de 800 000 logements avaient été détruits ou endommagés lors de la catastrophe du 25 avril 2015 qui avait des milliers de morts.

Il y a un an, la Croix-Rouge luxembourgeoise avait immédiatement mobilisé une aide d’urgence en faveur des victimes du séisme. Cet engagement, rendu possible par la générosité du public luxembourgeois qui a fait des dons d’un montant total de 465 000 euros, a permis de fournir une aide significative dans les premiers mois après la catastrophe.

Des volontaires luxembourgeois ont été déployés dans le cadre de la « Emergency Response Unit Relief Benelux » de la Croix-Rouge pour coordonner la distribution d’aide le terrain. Les dons ont par ailleurs permis de financer le déploiement de 500 volontaires népalais et l’achat et la distribution de bâches permettant à 4 400 familles de se construire des abris provisoires. La Croix-Rouge a également distribué des kits de première nécessité à 40 000 familles.

L’évaluation des dégâts et la préparation de la reconstruction ont été rendues difficiles par des glissements de terrain qui ont bloqué l’accès à des zones sinistrées reculées et des tension politiques internes. La Croix-Rouge luxembourgeoise continue à travailler activement avec sa Société sœur népalaise en vue de la reconstruction de maisons détruites selon des normes parasismiques. Cette coopération, vieille de 8 ans, avait déjà conduit à la construction de maisons parasismiques au Népal suite au tremblement de terre de 2011.

Au cours des derniers mois, des programmes de soutien visant par exemple la formation de maçons aux techniques de construction parasismiques ont pu être lancés. Mais le besoin d’accélérer le processus de reconstruction durable se fait de plus en plus pressant. « Vivre sous des bâches n’a jamais été considéré comme une solution permanente », déclare Dev Ratna Dhakwa, secrétaire général de la Croix-Rouge népalaise. « Notre objectif est de rétablir la dignité des conditions de vie des survivants de ce tremblement de terre. Ils ont besoin d’être assuré de la sécurité d’un vrai logement dans un avenir proche. »

Béatrice Winandy, gestionnaire de projets humanitaires de la Croix-Rouge luxembourgeoise, a déclaré : « Le Népal est confronté à une situation très difficile au niveau de la gestion de sa politique post-urgence. Ceci a retardé nos projets de reconstruction ainsi que ceux des autres organisations humanitaires. Nous espérons avoir rapidement de la clarté sur le cadre dans lequel l’aide à la reconstruction peut être déployée au plus vite pour que les survivants puissent retrouver des conditions de vie décentes et durables. »

La Croix-Rouge népalaise, ensemble avec ses Sociétés sœurs, a déjà pu aider près de 3 millions de personnes dans les mois qui ont suivi le tremblement de terre. En 2015, la Croix-Rouge luxembourgeoise a investi 167 000 euros dans l’aide d’urgence au Népal. En 2016 elle a engagé une première tranche de 105 000 euros pour le programme de reconstruction. L’objectif de la Croix-Rouge népalaise et de ses Sociétés soeurs pour 2016 et 2017 est de permettre à 500 000 Népalais dans 14 districts de retrouver des conditions de vie dignes et sûres.

Dans le cadre de ce dispositif international, la Croix-Rouge luxembourgeoise intervient dans le district de Dhading. Le projet programmé sur les années 2016 et 2017, et qui bénéficie du concours financier des Sociétés nationales de la Croix-Rouge de Monaco et du Liechtenstein, prévoit la construction de 300 maisons avec latrines, la reconstruction des systèmes d’eau et d’assainissement dans les communautés de Katunje et Reegaun, qui seront dotées de points d’eau. Le projet comprend également la formation de 30 maçons aux techniques du programme « Build back safer » et le renforcement des compétences des volontaires des branches locales de la Croix-Rouge népalaise par le programme de formation PASSA (Participatory Approach for Safe Shelter Awareness).