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La communauté Croix-Rouge pleure la perte d’un collègue victime d’Ebola

15.01.2015

La communauté internationale de la Croix-Rouge est profondément attristée par le décès d’un membre de la Société nationale de la Croix-Rouge de Sierra Leone qui a succombé à la maladie du virus Ebola.

 

«Nos pensées vont à sa famille et à ses amis, à qui nous exprimons nos plus sincères condoléances. Nous voulons dire aussi notre gratitude à ce courageux collègue qui s’est dévoué dans un contexte particulièrement difficile à l’action de la Croix-Rouge et, en particulier, à la lutte contre cette terrible maladie», a déclaré Elhadj As Sy, secrétaire général de la FICR.

 

Le défunt était un infirmier affecté au centre de traitement d’Ebola de la FICR à Kenema. Il a été confirmé positif au virus peu après son décès le 13 janvier 2015. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge mène en ce moment des investigations afin de déterminer comment cet employé a pu être contaminé, si cela s’est produit dans le cadre ou non de son travail. Vingt-neuf personnes ayant eu des contacts avec le défunt ont été placées sous surveillance afin de déceler immédiatement l’apparition éventuelle de symptômes de la maladie. 

 

Le centre de traitement de la FICR à Kenema emploie actuellement 144 collaborateurs locaux et 19 spécialistes étrangers. Depuis son ouverture en septembre, il a traité plus de 500 patients. C’est la première fois qu’un volontaire ou un employé de la Croix-Rouge succombe à la maladie du virus Ebola en Sierra Leone depuis le lancement des opérations en avril 2014.

 

La Croix-Rouge soumet ses collaborateurs à des protocoles extrêmement stricts et prend très au sérieux leur santé et leur sécurité. Toutefois, le risque zéro n’existe pas quand il s’agit de lutter contre une maladie infectieuse comme Ebola. Les volontaires comme les employés suivent une formation intensive avant tout déploiement et ils sont dotés de leur propre équipement de protection individuelle, incluant combinaisons, gants, masques et lunettes.

 

«Le décès d’un membre de la Croix-Rouge montre à quel point les personnes engagées dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola sont exposés, risquant leur santé et, parfois, leur vie même pour assister les populations affectées», commente M. Sy.

 

Avec près de 8000 cas d’Ebola confirmés et plus de 3000 décès dus au virus, la Sierra Leone est le pays le plus durement éprouvé par l’épidémie qui fait rage en Afrique de l’Ouest depuis maintenant plus d’un an. Plus de 2200 volontaires de la Société nationale de la Croix-Rouge sont mobilisés à travers tout le territoire, se consacrant à sensibiliser et informer les communautés, à localiser les personnes ayant été en contact avec des malades et à ensevelir les victimes dans la dignité et la sécurité.

 

«Signe encourageant, le nombre de cas semble s’être stabilisé dans le pays au cours des récentes semaines, mais Ebola reste néanmoins bien réel et bien présent», déclare Moulaye Camara, chef de la délégation de la FICR en Sierra Leone. «Nous devons absolument maintenir notre vigilance dans le combat contre la maladie jusqu’à sa complète éradication.»

 

 

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) est le plus grand réseau humanitaire du monde basé sur le bénévolat. Par l’intermédiaire de ses 189 Sociétés nationales membres, elle assiste chaque année quelque 150 millions de personnes. Ensemble, nous agissons avant, pendant et après les catastrophes et les urgences sanitaires afin de répondre aux besoins et d’améliorer les conditions d’existence des plus vulnérables. Nous le faisons en toute impartialité, sans aucune considération de nationalité, de sexe, de croyance religieuse, de milieu social ou d’opinion politique. Pour plus d’informations, visitez notre site www.ifrc.org. Vous pouvez aussi nous rejoindre sur Facebook, Twitter, YouTube et Flickr.